Un monstre fianarois

Dans le monde, de très beaux sites naturels ou culturels appartiennent à tous, parce qu’ils font partie, selon l’UNESCO, du Patrimoine mondial de l’humanité. Il existe aussi un Patrimoine immatériel de l’humanité. Celui-ci comprend des traditions, des pièces de théâtre, des danses et des fêtes.

Parmi ces fêtes, on trouve la célébration de certains géants ou même de certains monstres comme la Tarasque, dragon avec des dents semblables à des épées, six pattes courtes comme celles d’un ours, que la jeune Marthe a réussi à dompter grâce à sa compassion.

Nous aussi, à Fianarantsoa, nous avons un monstre, appelé Gluantant. La Fête du Gluantant se déroule le 30 février, dans les rues de la ville et dans le ciel, où des parapentistes déploient des banderoles à l’effigie du monstre géant. Les Fianarois costumés dansent en imitant la marche pesante mais rapide du monstre, des graffeurs dessinent la silhouette de la bête. Les enfants mangent des barbes à papa faites avec le sang de l’animal, qui étrangement coule toujours. Une musique excentrique, pleine de fausses notes, est diffusée par des hauts-parleurs qui entourent la ville, ainsi que par la télévision et les radios.

Le Gluantant est le fils du fameux monstre Trimobe, un ogre mangeur d’hommes, intoxiqué par l’ingestion d’une grande quantité de piles. (Depuis, les élèves du collège René Cassin ont été sensibilisés au danger des piles). Le Gluantant a une tête de zébu, le corps d’un humain protégé par une carapace de tortue, des pattes de crocodile, la queue d’un lémurien géant. Comme Trimobe, il avait toujours faim. Il attirait les enfants par une délicieuse odeur de friandises. Puis il les attrapait et les dévorait sans les mâcher. Mais, depuis qu’une fête existe en son honneur, il est devenu végétarien et se nourrit de feuilles d’arbres. Parfois même, on réussit à l’entrevoir en train de s’amuser avec les enfants.

Si vous pouvez venir à Fianarantsoa, ne ratez pas cette fête ! Retenez bien la date : le 30 février.

La classe de 5ème B, avec nos journalistes spécialisées Charliane et Alizée.

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